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Interview 2014 Christophe Dejours sur France Culture

https://www.franceculture.fr/emissions/hors-champs/christophe-dejours

Filmer le travail

La principale ambition du festival est de dynamiser le débat et de permettre l’échange fructueux des points de vue, tant sur le travail lui même et ses mutations que sur les méthodes pour en rendre compte, qui connaissent elles aussi des évolutions significatives : diffusion des médias numériques dans l’audiovisuel ; ouverture progressive des sciences sociales à l’image ; retour de la figure du travail dans le cinéma de fiction ; frontières de plus en plus perméables entre documentaire et fiction…

 

Filmer

 

Filmer le travail est le fruit d’un partenariat entre l’Université de Poitiers, l’Espace Mendès France (EMF) et l’Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de travail (ARACT)

“Le travail, toujours central, toujours contradictoire, parfois cruellement d’actualité : entre souffrance et plaisir, soumission et libération, intégration et exclusion… le travail souvent vécu comme contrainte. Temps, espaces et corps contraints.”

“Et pourtant le travail change, se transforme en profondeur : il s’intellectualise, s’intensifie, se complexifie, se précarise, se dilue dans d’autres espaces temps comme ceux des loisirs, de la vie familiale, de la formation. Surtout, il tend à devenir moins visible, moins lisible, quittant la place publique pour des espaces privés au sein d’institutions de plus en plus soucieuses de leur image et cherchant à la contrôler étroitement. Il y a urgence à étudier et à montrer le travail, pour comprendre ce qu’il est en train de devenir et analyser ces transformations.”

Filmer le travail vise à articuler trois grands objectifs :

  • Cinématographique. Faire connaître à un public large la production cinématographique sur le thème du travail à un moment où l’on assiste à un retour du travail dans le cinéma, une multiplication des images et à une redéfinition des frontières entre réel et fiction.
  • Scientifique. Analyser et dynamiser l’usage de l’image (fixe ou animée) en Sciences sociales.
  • Citoyen. Ouvrir un espace de réflexion et de débats sur l’évolution et l’avenir du travail.

Tout au long de l’année, l’association “Filmer le travail” organise des rencontres, des projections-débats, des conférences.

L’association organise également des diffusions destinées aux publics lycéens, étudiants et apprentis.

[Source]

 

Théâtre

Voici deux dates pour des spectacles dont la thématique nous parle, à découvrir :

EUROPE CONNEXION - Théâtre

5 représentations, du 6 au 9 février à 20h30, le 10 février à 19h30 - Maison des étudiants, campus

Plus d'infos ici et

Europe connexion

Alexandra Badea nous fait entendre la pensée intérieure d'un homme prêt à tout pour satisfaire son ambition personnelle. Il occupe un poste clé dans la société européenne : lobbyiste. après avoir été assistant parlementaire auprès d'une députée "commission environnement santé publique et sécurité alimentaire", cet énarque change de camp et réussit à intégrer l'un des plus gros lobbies du marché, celui des pesticides. Il fait désormais partie intégrante d'un système qu'il doit servir de son mieux pour les intérêts de son entreprise, quitte à mettre en danger la vie d'autrui, sa propre santé mentale, sa vie familiale et l'avenir de la planète....


UN DEMOCRATE - Théâtre [trailer]

Le 6 février à 20h30 au TAP, Poitiers

Plus d'infos ici

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Voici comment les Amis du Théâtre Populaire, qui ont  organisé la venue de la troupe, présentent la pièce :

Un spectacle qui arrive au bon moment !

Edward Bernays est « Le Démocrate » d’une comédie fort drôle et réjouissante, très instructive et passionnante. Le spectacle démonte avec intelligence le système de « Propagande » renommé ensuite « Relations publiques » inventé au début du siècle dernier que l’on retrouve aujourd’hui dans les domaines aussi variés que la consommation, la politique, le management, les soins, l’éducation, etc...

 

Le spectacle joué à Paris a reçu un accueil excellent auprès du public

La presse en parle 

- Un brûlot enjoué et sans merci. - ​JP.Léonardini, L’Humanité

- Un sujet passionnant. - C.Denailles, Webthéâtre

​- Des images puissantes. - ​H.Volle, Sceneweb

​- Julie Timmerman est on ne peut mieux inspirée. Son histoire éclaire si bien la nôtre, elle déconstruit le grand show qu’est la « communication » lorsqu’elle n’est qu’une stratégie pour manipuler les masses - ​J.Sibony, coup de théâtre, lemonde.fr

- Dans un contexte de crise des démocraties européennes, la figure d’Edward Bernays est pour Julie Timmerman prétexte à un appel à la vigilance et à l’esprit critique. La terrasse

- Ce Démocrate-là n’est pas un simple spectacle, ni même une prise de conscience politique, c’est une œuvre salutaire. - ​F.Manzini, Reg’arts

 

Suite aux échanges du 2 décembre à la M3Q

C'était un joyeux brouhaha que ce rassemblement dans la salle du Trèfle. On a eu le plaisir d'y recroiser quelques visages déjà aperçus lors de l'évènement de la place du marché, autre cadre, autre contexte et nouvelle forme. Après avoir présenté la raison d'être du collectif de l'Appel des appels 86, nous avons osé l'échange en ateliers participatifs. Nous avions la volonté d'entendre d'autres expériences et savoir-faire que les nôtres, loin de nous l'idée de nous présenter comme des experts de ce qui se joue au travail, sujet qui nous tient à cœur parmi tant d'autres. L'ambiance se voulait détendue et ludique, avec la complicité d'Emmanuelle et de Valérie qui ont animé la soirée avec adresse.

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Le premier atelier s'est déroulé à partir de photos : chacun en choisissait une et y attribuait une idée en lien avec leur perception du travail, afin de la présenter aux autres. "Isolement, craquelure, impuissance, déshumanisation" sont des exemples parmi d'autres, faisant écho individuellement à certains dans leurs propres expériences. Les échanges se sont engagés assez spontanément, chacun étant libre d'être plus dans l'écoute que dans la parole. Car il s'agit d'un "exercice" pas si facile, d'en dire un peu sur soi individuellement, à tout un groupe !

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Lors du 2e atelier, ce sont des accessoires qui ont été le support de la parole des participants. Nous avions la liberté de nous glisser "dans la peau" d'un chef de service, d'un patient, d'un ouvrier, entre autres, à des places et fonctions différentes. A chacun de s'exprimer avec la consigne de se dire "si j'occupais telle place, pour améliorer les conditions de travail je ferai telle proposition". Le fil conducteur des propositions s'est révélé être la vigilance, l'attention que les individus portent aux autres. L'affirmation du fait que l'usager, le patient, le chef, le prisonnier, sont des êtres humains, qui travaillent avec d'autres êtres humains. Que les interactions, si elles sont parfois source de conflits et de souffrance dans les rapports de force, sont également porteuses de créativité, de transmission. Que pour se sentir individualisé dans une équipe, une institution, une entreprise dans lesquelles on se noie parfois, cela passe par la considération de notre parole. Celle là même qui permet de soulever les contradictions dans lesquelles on se trouve parfois au travail.

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Malgré le sérieux du sujet, les ateliers étaient ponctués de rires. Après les conclusions, un petit apéro offert par les membres du collectif est venu clore la soirée, moment où se sont poursuivis librement les échanges.

De ce moment, nous retiendrons que le groupe s'est révélé soutenant, facilitateur pour s'exprimer. Les participants se sont prêtés au jeu, montrant qu'individuellement dans un collectif, ils peuvent en fait se trouver des points communs, se retrouver dans certains propos. Être moins isolés et multiplier les forces pour une prise de conscience des aberrations : "ce qui me pose tant problème au travail, je ne suis pas le seul à le vivre". Parler pour s'individualiser, se rassembler pour mieux résister !

Merci !

Site

Des tables, du café, des tracts, un carnet d'adresse. Du soleil, des mots, un marché. Des regards, des rires, des échanges. Des gens ! Ce samedi 3 septembre au matin, certains se sont arrêtés par curiosité, intrigués par les gesticulations et autres clowneries. D'autres sont venus exprès, grâce aux infos qui ont circulé, disant qu'il se passerait "quelque chose" ce jour là, place Notre Dame. Avec ce petit rendez-vous, nous voulions nous faire connaître, expliquer ce qui nous a menés à nous rassembler en collectif. Pour beaucoup de gens, c'était une découverte que l'Appel des appels, on a bien vu que ça résonnait, au vu des récits que cela a soulevé parfois : conditions de travail difficiles, perte de sens, demandes paradoxales... Bientôt, nous tenterons de faire quelque chose de tout ça, on se donne rendez-vous au prochain évènement, les infos arriveront très vite. Merci à tous ceux qui se sont arrêtés pour échanger, déposer une adresse mail, qui ont ri avec nous. Et un grand merci aux trois clowns qui ont été de précieux complices pour jouer nos mots et faire du lien !

La sécurité est ailleurs

Il y a quelques jours, se sont tenues à Paris des journées d'études organisées par l'association nationale de l'Appel des appels. C'était le 30 septembre et 1er octobre, avec pour sujet "La sécurité est ailleurs". De nombreuses tables rondes ont été proposées, autour de thématiques telles que la justice, le travail social, le journalisme, avec pour débat de fond : si la réponse sécuritaire aux évènements graves récents ne définit pas la sécurité, alors quelle est-elle ? Comment la construire ? Les échanges ont soulevé la nécessité d'un travail de fond en amont, avec différents outils tels que la culture et le lien social.

Vous trouverez les vidéos de ces échanges à cette adresse : http://www.appeldesappels.org/

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